C’est un cercle

C’est un cercle

C’est un cercle

On m’a demandé de parler de moi. 

Pourquoi avoir accepté de faire partie de The Eco Company? 

J’ai d’abord accepté parce que pourquoi pas. Je suis comme ça. Je prends ce qui vient et des fois je prends des décisions. The Eco Company est venue et j’ai pris la décision d’accepter sans trop savoir pourquoi ni où ça me mènerait. J’avais seulement un peu peur de ne pas savoir comment me rendre utile. Même après six mois à travailler pour The Eco Company, c’est un questionnement qui me revient régulièrement. Comment apporter quelque chose au projet, se donner un rôle, se définir soi-même pour ensuite mieux définir ses ambitions? C’est le défi de l’entreprise tout juste ébauchée, qui laisse la place aux idées nouvelles et aux vastes possibilités de par sa jeunesse encore si malléable. Elle nécessite une certaine structure, qui se doit d’être construite le plus tôt possible dans le processus, sans toutefois empêcher des transformations futures, signe d’une évolution et d’une remise en question du fonctionnement établi. 

Je me suis ensuite demandé si je pourrais offrir tout le temps que je voudrais au projet, si d’autres obligations en viendraient à limiter mon implication au sein de l’équipe. Mais je me suis vite rendue compte que ce n’était pas de ça qu’il me manquait, du temps. On pense que c’est le temps qui nous passe entre les doigts, mais en vérité, c’est notre ambition qui s’effrite avec l’inaction.

C’est un cercle. Plus on agit, plus on pense, plus on crée, alors plus on a de temps, plus on l’utilise, plus on le rend tangible. 

Et puis je me suis dit que je n’avais rien à perdre, au fond. 

Mais plus loin que le pourquoi pas, j’ai décidé de faire partie de l’équipe pour concrétiser des idées et des projets. Ça fait un moment que j’ai compris l’importance pour moi du sentiment d’accomplissement. Et je savais que faire partie d’une startup voulait dire dessiner les traits d’un portrait qui nous ressemblerait, qui aurait une personnalité à notre image et qui parlerait de notre mission. En fait, l’analogie d’une sculpture serait plus exacte que celle d’un dessin, parce qu’on crée un projet qui se construit à partir d’une masse confuse d’idées, prenant en compte la multitude de points de vue possibles, pour doucement se détailler. La beauté de ce processus réside dans la constante amélioration de cette sculpture qui garde longtemps son aspect inachevé avant de se préciser. 

Dès que tu entres dans le cercle, il suffit de te laisser aller. Et pour ça, je me débrouille. J’ai appris que c’est en me laissant aller que les ambitions viennent. Je tente depuis de pratiquer le laisser-aller actif. Le passif ne crée pas grand chose, mais il est sain aussi au quotidien, à mon avis. 

On synonymise laisser-aller et négligence, je trouve ça dommage. À mes yeux, se laisser aller c’est une écriture automatique, une improvisation, une liberté. C’est de garder toutes ses portes ouvertes, de toutes les fermer, de les défoncer au besoin, de les réparer. La négligence c’est de pas avoir de portes et de perdre son temps comme on perd un chat fugitif.

J’ai pas la confiance d’une femme d’affaires. Mais quand ceux qui en ont m’offrent de faire partie d’un projet avec autant de potentiel, j’entre dans le cercle et je deviens ambitieuse. Quand je me lance, je veux pas perdre mon temps et je veux en tirer quelque chose et je veux en créer quelque chose et je veux avoir servi à quelque chose et je veux donner un sens à ce quelque chose. Je suis comme ça.

- Violette Moukhtar

Commentaires

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