La parole à nos clients : Entrevue avec Amélie Bourget

La parole à nos clients : Entrevue avec Amélie Bourget

La parole à nos clients : Entrevue avec Amélie Bourget

Nous sommes allés à la rencontre d'une cliente, Amélie Bourget, et nous lui avons posé des questions sur la transition.  Voici ce qu'elle nous a répondu.

 

C’est quoi pour vous la transition ?


Pour moi, la transition écologique, c’est modifier mes habitudes de vie et mes façons de faire un peu plus chaque jour pour faire ma part dans la lutte contre les changements climatiques. Ça peut sembler quétaine, mais selon moi, ça signifie avoir un mode de vie un peu plus écologique qu’hier, mais moins que demain. Je pense qu’il ne faut jamais cesser de se renseigner, d’apprendre et de s’ajuster, car il ne faut jamais cesser de s’améliorer. La transition est un travail à long, long terme et il faut que tout le monde y mette du sien, au meilleur de ses capacités. 

 

Comment est-ce que The Eco Company vous aide à faire cette transition? 


En plus de fournir des produits qui facilitent la transition écologique avec son ÉcoBox, The Eco Company est une communauté qui regroupe des personnes ayant un but commun : lutter contre les changements climatiques. Sur l’ÉcoBlog, de l’information et des idées de projets écologiques sont partagées. Des ressources ainsi que des adresses (épiceries, cafés) ayant une mission écologique sont partagées sur leurs différents réseaux sociaux. Personnellement, je suis une fan des projets écolos qui sont partagés sur le blogue. J’ai d’ailleurs essayé chez moi de bouturer une plante d’intérieur dans l’eau! 


Comment est-ce que vous tentez de faire une différence à travers votre mode de vie, en général?


En janvier 2019, je suis tombée par hasard sur cette citation d’Henry David Thoreau : « Simplifiez. Simplifiez. Simplifiez. Un homme est riche de tout ce dont il peut se passer. » C’est à ce moment que j’ai pris la résolution de vivre plus simplement. Cela voulait donc dire prendre plus de temps pour moi et pour mes proches, vivre plus lentement et sereinement, et être plus en harmonie avec mon environnement et avec l’environnement. Pour accomplir cela, j’ai voulu pousser plus loin mon cheminement dans le mode de vie « zéro déchet » et j’ai apporté encore plus de changements dans mes habitudes pour consommer moins et consommer mieux. Depuis ce moment, je suis en constant cheminement pour tendre vers un mode de vie toujours plus écologique et plus simple. Ce n’est pas toujours facile et certains défis perdurent pour moi, mais je fais sincèrement de mon mieux et j’encourage les gens autour de moi à en faire de même. 


En ce qui concerne votre impact/vos soucis environnementaux, comment est-ce que vous tentez de faire une différence au quotidien?


Habitant dans une ville universitaire à échelle humaine, je tente de réduire au strict minimum l’utilisation de ma voiture puisque je peux effectuer la majorité de mes déplacements à pied et le reste en autobus. De plus, j’essaie de tendre vers un mode de vie « zéro déchet » et de réduire mon utilisation du plastique le plus possible. J’achète beaucoup en vrac ou bien des produits qui sont peu ou pas emballés, je favorise les objets réutilisables à ceux à usage unique, etc. En plus de RÉDUIRE ma consommation, j’essaie de RÉUTILISER. Mon copain et moi avons vraiment à coeur la problématique du gaspillage alimentaire, alors nous cherchons sans cesse à nous surpasser et à trouver de nouvelles façons de gaspiller le moins possible (et souvent de ne rien gaspiller du tout!). Nous favorisons l’achat de produits en fin de vie, nous réutilisons chaque partie des aliments lorsqu’on cuisine (les retailles de légumes servent à faire notre propre bouillon, les pelures d’agrumes servent à faire un nettoyant maison, etc.) Je cherche des manières de donner une deuxième vie à mes objets et je me renseigne beaucoup sur les meilleures façons de disposer de ce dont on ne peut plus se servir. J’essaie aussi de consommer de manière responsable en achetant local le plus possible et en achetant de seconde main (les bazars de sous-sol d’église sont de vraies mines d’or!!!).

 

Où trouvez-vous votre source de motivation/qu’est-ce qui vous anime?


Une des choses qui me motive le plus est le sens du devoir. Je sens que faire mon possible pour réduire mon impact environnemental est une obligation que j’ai, comme tous les citoyens de la Terre. Pour moi, il va donc de soi que je prenne mes responsabilités en main et que je fasse ma part des choses. Rappelons-nous que « nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » (Antoine de Saint-Exupéry). Une autre motivation est que, lorsque je fais une rétrospective sur les changements que j’ai apportés dans mes habitudes, je réalise à quel point je me sens mieux avec ce nouveau mode de vie plus simple et plus respectueux de l’environnement. En peu de temps, j’ai pu faire un cheminement important, et ça s’est fait assez facilement! C’est motivant de voir qu’une panoplie de petites actions, qui peuvent sembler anodines au début, font une telle différence. Ces actions sont maintenant des habitudes bien ancrées dans mon quotidien. Ça me donne le goût de continuer mon cheminement pour voir jusqu’où je suis capable d’aller dans ma transition écologique. Je sens que je fais ma part pour la planète et je veux continuer d’en faire plus.  


Trouvez-vous qu’il est plus difficile de garder un mode vie vert ces temps-ci, ou au contraire, sentez-vous que le contexte actuel tend à rendre vos habitudes plus écologiques?


J’ai trouvé très difficile de maintenir mes bonnes habitudes écologiques en contexte de pandémie. Tout d’abord, les mesures sanitaires (bien que TRÈS nécessaires!) ont rendu très difficile de réduire sa consommation de plastique et d’acheter de manière écologique (sacs réutilisables interdits en épicerie, épiceries en vrac fermées, etc.) Ensuite, je dois avouer que j’ai complètement arrêté de prendre le transport en commun. Une chance que les déplacements étaient réduits au minimum! J’ai aussi utilisé à plusieurs reprises des services de livraison d’épicerie alors que normalement je faisais mon épicerie en personne et que j’y allais à pied. Les magasins étant fermés durant plusieurs semaines, j’ai aussi eu recours quelques fois à la commande en ligne pour m’acheter certaines choses comme des manuels scolaires, des livres, des vêtements. Finalement, ayant été en confinement ailleurs qu’à mon domicile habituel (j’ai quitté ma ville universitaire pour être avec ma famille), je n’avais pas accès à mes « outils écologiques » habituels (shampoing en barre, pellicule d’emballage en cire d’abeille, les installations pour composter). De retour chez moi depuis peu, j’ai pu reprendre la majorité de mes habitudes écologiques.

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