Un an après l'idée

Un an après l'idée

Un an après l'idée

En juin 2019, à travers quelques examens de fin d’année, Lucas, Antoine et moi avions pris le temps de se rassembler autour d’un café. Lucas avait un projet: il voulait lancer un programme d’abonnement de boîtes écologiques. Un an plus tard, je tenais à réfléchir sur ce qu’a été l’expérience de la première ÉcoBox.


Avant tout, impliqué.es dans plusieurs activités parascolaires de notre école secondaire, le Collège Mont-Saint-Louis, nous avions déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises, ainsi qu’avec Violette, à qui nous avons fait appel peu après. Pour se remettre dans le contexte, l’année 2019 fut marquée de mobilisations étudiantes, un moyen de pression qu'avait choisi par les jeunes pour exiger des dirigeants des actions concrètes afin de freiner les changements climatiques. Chacun s’impliquait dans le mouvement à sa manière, Antoine et Lucas en faisant des efforts quotidiens de manière surtout individuelle pour changer de mode de vie, et moi, en manifestant, entre autres. Nous étions donc des finissants du secondaire, baignant dans une vague de revendications écologiques.


Quand Lucas nous a alors présenté son idée, il cherchait une manière de s’impliquer au niveau collectif qui lui ressemblait. Je parle ici de son côté entrepreneur qui souhaitait faire sa part en proposant une solution. Finalement, il s'est arrêté sur l'idée d'un programme d'abonnement de boîtes éco-responsables, s'attardant à un aspect de la crise écologique qui lui parlait: la transition vers des habitudes moins dommageables pour la planète. Antoine et moi avions décidé de se joindre à lui, alliant de ce pas nos forces aux siennes. 


Je ne vous cacherai pas que, devant une première expérience entrepreneuriale, nous ne saisissions pas l’ampleur de nos attentes et de nos ambitions. Je ne pense pas avoir à ce moment-là considéré que je me sentirais très souvent perdue, craintive ou même, j’irais jusqu’à dire, démunie. Pourquoi, alors, tenter de démarrer une entreprise à notre âge?


Je crois qu’entre ambition et recherche d’identité, il y avait certainement l’envie d’avoir un impact social. Alertes de ce qui se déroulait autour de nous, nous cherchions un moyen de laisser notre trace, à notre image, certes. 


Je dirais par contre que la motivation centrale, c’était d’apprendre. Toujours soucieux du développement de nos compétences, un projet entrepreneurial était une façon idéale de prendre en main nos apprentissages, d’aller plus loin que ce que l’école nous apprend et de découvrir le monde en testant ce qu’on connaît déjà de lui, ou du moins, de ce que l’on pense connaître. 


Un an plus tard, plusieurs de nos certitudes sont démantelées, déconstruites, bien sûr, mais je crois pouvoir affirmer que chacun d’entre nous se connaît mieux. Un an plus tard, on se dit qu’on n’a pas retiré de cette expérience ce qu’on pensait, mais qu’elle a bel et bien été une des plus enrichissantes de nos vies (et je ne parle pas d’argent ;)).

- Par Marilou Bayard Trépanier

Commentaires

  • Vous avez été formidables. Votre audace, votre ténacité, votre enthousiasme démontrent à quel point votre génération peut faire de belles et grandes choses. Peu importe l’échec ! Comme tu le dis, ce que vous avez acquis au cours de cette expérience est inestimable. Félicitations à toute l’équipe.

    GInette Major le

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